Crédo 2


Je suis profondément attaché aux fondations de la république que sont à mes yeux, les droits de l’homme et du citoyen, le préambule de la constitution de 1946 et l’article premier de la constitution :

“La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.”

Grâce à mes parents, mes aïeux, à notre histoire familiale, ces fondamentaux ont été la colonne vertébrale de mon chemin de vie. J’ai fait et je fais encore tout mon possible pour que ma relation aux autres, au monde et à moi-même soit l’expression la plus proche des valeurs proclamées par ces textes fondateurs.

Je n’y arrive pas tous les jours…  😜

Comme beaucoup d’entre nous j’ai été l’objet ou l’auteur de discriminations, brutalités, injustices, publiques ou privées. Je me suis souvent trompé. J’ai été bien plus longtemps loin de mon idéal que proche du but… Mais au travers de mes expériences, de mes choix de vie, de mes lectures, mes apprentissages, mes rencontres, j’ai inlassablement cherché. J’ai cherché à comprendre comment incorporer les principes de la république. Je cherche encore…

J’ai pris conscience de l’urgence du partage. Urgence dictée par la prolifération des injustices et  l’irrépressible besoin que je ressentais, d’agir, de participer à la diffusion de valeurs que je considère comme vitales.

Le paragraphe d’introduction de la déclarations des droits de l’homme se termine ainsi :

“afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.”

Au bonheur de tous… c’est à cela que voulais concourir.

Pas question de devenir un violent sinistre de la république. Je voulais participer à l’éveil des consciences dans la bonne humeur, la poésie, l’intelligence et la rigolade… J’ai choisi le théâtre.

Mon écriture tente l’illustration, le partage de la synthèse d’un parcours de vie animé d’un profond désir de tout mette en oeuvre pour incarner, au quotidien, les valeurs républicaines.

“le maître des ténèbres” nous offre l’occasion d’interroger notre violence, notre part d’ombre, ce qui nous éloigne de l’autre et, je crois, de nous-même. Ce qui, dans mes propres comportements, s’oppose à la réalisation de mon idéal républicain. Ce que René Girard appelle le mimétisme violent.

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