40 jours 40 nuits

Jésus vs Satan : la tentation au désert

de Vincent Byrd Le Sage

Inédit

Nous assistons à un étonnant rituel d’initiation

Ce n’est pas l’humain qui est initié au spirituel,

Mais le spirituel qui est initié à l’humain…

 LE SUJET :

Après que Jésus ait été baptisé par Jean dans le Jourdain, Dieu Lui-même conduit « la chair de sa chair » dans le désert « afin qu’il y soit tenté par le diable ». Jésus passe donc 40 jours et 40 nuits -sans manger sans boire et sans dormir- en compagnie de Satan.

Bon sang ! Qu’ont-ils bien pu se raconter ces deux-là ? Le jour d’après Jésus transforme l’eau en… vin !?!

 

LE DÉSIR DE L’AUTEUR :     CULBUTER LES PRÉJUGÉS !

Interroger notre rapport à ce que nous considérons comme le mal
A ce que nous refusons de regarder
A nos ombres inconscientes
Je cherche à dire ce que l’on peut entendre
Et à sous-entendre ce que l’on ne peut dire

 

RÉSUMÉ :

Il est né le petit enfant
Mais, il a une incroyable particularité : il est hypersensible
Ses sens sont terriblement affûtés, hypertrophiés
Il sent le monde
Et même au-delà
Comme si la mémoire de chacune des cellules, des particules qui le composent se déversait constamment en lui
Comme si la résonance universelle de chacun de ses protons lui était accessible
Comme si toutes les rayonnements de l’univers lui étaient aussi inévitables que nous est la lumière du jour
Rien n’est invisible, tout est transparent, mais tout est très bavard, très bruyant
C’est une bien embarrassante connexion universelle.

Souvent débordé par la présence de ce foutoir tonitruant, l’enfant grandit, ballotté par le débordement de ses perceptions, Il est perdu, heureux, désemparé, illuminé, et très malheureux tout la fois

Un jour, il rencontre un prophète de sa connaissance. Le prophète le baptise. Il lui annonce que ce qui lui arrive a été prévu de toute éternité, qu’il est l’émanation directe de l’univers.

On ne peut pas dire que la nouvelle le rassure, mais il se dit quand même qu’il n’est peut être pas fou. Il ne sait pas.
Ses pas le conduisent au désert, pour la première fois de sa vie, le foutoir tonitruant s’est tu. Il est à la fois reposé et inquiet de ce silence brutal. Il ne comprend pas, que faire ?

Au beau milieu de nulle part il rencontre un sympathique « Petit Prince » semblant atteint de la même maladie que lui au point de qualifier Jésus de frère.

Jésus se rend compte qu’il a affaire au coté obscur de la force, à Satan.  Il tente en vain de s’enfuir et de chasser ce monstre à l’allure innocente. Peine perdu, il est coincé..
Satan lui suggère alors de se servir de la connexion pour se mettre à l’abri du besoin
Puis d’utiliser ce pouvoir pour sauver sa vie au yeux du monde
Enfin Satan offre son propre pouvoir, qui semble être beaucoup plus pragmatique et efficace que celui de Jésus, pour permettre à ce dernier de changer le monde de la manière qui lui convient

Mais Jésus ne veut pas utiliser son embarrassant don
Ni pour lui-même
Ni pour convaincre le monde en se sauvant
Et encore moins s’allier avec le côté obscur en échange de la garantie de sauver le monde

Au cours de cet intense échange, contraint d’affirmer ses choix, Jésus se découvre lui-même, découvre ses limites, sa volonté, son désir, son éthique. S’affirmant dans l’adversité, refusant de céder à la facilité. Il s’aperçoit qu’il construit consolide les fondations de son existence d’être humain.

C’est à ce moment précis, alors qu’il se sent pleinement ancré dans son humanité et que s’affirme en lui le chemin qu’il a envie d’accomplir, que Satan le laisse voir à quel point l’existence même de Jésus aura des conséquences tragiques dans les millénaires à venir.

Alors, acceptant de lâcher prise à la manière d’un maître zen, d’un bouddha, d’un soufis, jésus, se propose d’aller un pas plus loin, et d’utiliser sa connexion pour prendre en sa chair, débarrasser ses congénères et rendre à l’univers, le fardeau des douleurs, les peines et des erreurs les humains.

 

LA FORME :

 Un dialogue, parfois poétique, ouvragé, sensible, mais aussi concret, abrupt, cru, drôle, iconoclaste. Des personnages humains, vivants, perfectibles et attachants.

Ferré chantait : « La poésie est une clameur, Toute poésie destinée à n’être que lue et enfermée dans sa typographie n’est pas finie, Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche… ».

 

LES FONDEMENTS :

Au-delà des interprétations qui se sont imposées à nous par la force des cultures, j’explore nos mythes fondateurs, questionne nos archétypes. Je trouve alors mon inspiration dans les textes qui fondent la culture judéo-chrétienne.

En en me soumettant au « règles » du Livre, je ramène à la scène, à la vie, des archétypes que nous sommes nombreux à porter au plus profond de nous-même. La pièce prend alors racine dans la terre féconde de l’inconscient collectif.

J’aime ramener à la vie notre rêve d’idéal.

Quarante jours quarante Nuits s’inscrit dans cette continuité.

Le Bien et le Mal face à face. Jésus et Satan dans un dialogue à huis clos.

Leur échange, à la fois partage et lutte, nous renvoie à nos propres atermoiements, à nos doutes ou certitudes.